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Complices
Infolettre

Prendre son temps : le jeu comme un long préliminaire

Dès le premier prototype, Complices a été pensé pour tourner autour du pot plutôt que d'aller droit au but. Voici pourquoi, et comment le jeu s'y prend.

Alexandre

Vous connaissez sûrement la scène. Une soirée libre, l'envie de faire quelque chose à deux, et la question qui tombe : « T'as une idée ? » Non, justement. Vous voulez seulement un moment qui sorte de l'ordinaire.

En 2018, pour la campagne Ulule, je résumais ce qu'on cherche alors en trois mots : nouveauté, plaisir, complicité. Complices a été construit pour répondre aux trois à la fois.

Tourner autour du pot

Quand j'ai décrit le tout premier prototype, j'ai écrit que le jeu était monté pour que les partenaires « tournent autour du pot » et s'amusent ensemble. L'idée n'a pas changé. Complices se joue comme un long préliminaire, dans la subtilité et la douceur, sans aller droit au but.

Tout le monde commence au niveau 1, et ce niveau reste sage : on se parle, on se regarde dans les yeux, sans caresses ni baisers. Dès qu'un des deux pions entre dans la couleur suivante du plateau, la partie entière passe au niveau suivant. Peu importe qui y entre : on monte à deux.
Les défis et les obstacles sont pensés pour faire monter le désir, pour se découvrir un peu plus et surtout pour s'amuser, dans le respect de l'autre.

Le rire d'abord

Le jeu mise sur la complicité et l'humour. En 2018, je décrivais les défis comme « pour la plupart hilarants ». Au niveau 1, Mime vous demande ceci :

Durant 5 minutes, votre complice devra mimer tout ce que vous faites après vous.

Au niveau 2, Déconcentration monte d'un cran sans perdre le sourire :

Votre complice doit vous raconter une histoire ou chanter une chanson pendant que vous tentez de lui faire perdre le fil (caresses, baisers, touchers…)

On rit, on se mesure l'un à l'autre, et à la fin on gagne tous les deux.

Garder la main

Un long préliminaire ne vaut que si chacun s'y sent bien. Avant de commencer, choisissez ensemble un mot : dit à n'importe quel moment, il arrête n'importe quel défi. Si un défi ne vous convient pas, négociez-en un plus doux, ou une autre carte CHANCE. Et d'un commun accord, vous pouvez toujours rester à un niveau plus bas.
Rien de grossier, de dévalorisant ou d'extrême : c'était déjà la règle des défis en 2017.

Finir la partie

En 2017, je donnais aussi ce conseil, qui tient toujours : finir sa partie avant de se sauter dessus.

La fin de partie s'en charge un peu. Le gagnant choisit trois cartes CHANCE, au niveau qu'il souhaite, et les fait appliquer à son complice. Qui perd gagne donc aussi, en quelque sorte.

Alexandre

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