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Complices
Infolettre

La sexualité, ce sujet dont on ne parlait pas

Enfant, j'ai appris la sexualité dans la cour de récréation. Complices est né de l'envie de m'attaquer à ce tabou, avec le sourire.

Alexandre

Durant mon enfance, j'ai toujours considéré la sexualité comme un sujet tabou, parfois dégoûtant. À l'époque, on n'avait pas Internet comme aujourd'hui. Ce que j'ai appris au début, je l'ai appris dans la cour de récréation, auprès de mes camarades.

Je ne pouvais pas en parler à ma famille, ni à mes professeurs. Et quand j'en parlais à mes camarades, ça tournait souvent aux jugements ou aux moqueries.

La culpabilité

J'ai grandi dans un milieu où la sexualité pouvait être associée à quelque chose de honteux. J'ai pris conscience assez tôt de la culpabilité que j'en gardais : coupable de ressentir du désir, coupable d'avoir des fantasmes, sans parler de la pression de la performance.

Avec les années, j'en suis venu à regarder de près mon rapport à la sexualité, et à me réconcilier en bonne partie avec cet aspect de moi-même. Créer Complices a été un grand pas sur ce chemin.

Parler de tout, pas seulement des bébés

Selon moi, l'éducation sexuelle devrait s'adresser à tout le monde. Et pas seulement pour montrer comment faire des bébés ou comment mettre un préservatif !

Parlons aussi de la masturbation, la libido, l'orgasme, du rapport à la performance…

Ces sujets sont trop souvent associés au tabou ou au vice. Et comme on est attiré par l'interdit, on finit par les vivre avec culpabilité.

Un jeu pour en parler à deux

Complices n'est pas un cours. C'est un parcours à mener à deux, dans la bienveillance et le respect de l'autre. Certaines cartes sont des invitations à se dire les choses. Partage, au niveau 1 :

Prenez un petit moment, votre complice et vous, pour partager chacun ce que vous aimez le plus chez l'autre.

Trésor enfoui, au même niveau :

Votre complice doit partager avec vous un de ses fantasmes, ou en inventer un en faisant preuve de créativité.

La porte de sortie est prévue : on peut toujours en inventer un. Et le mot choisi à la mise en place arrête n'importe quel défi, sur-le-champ.

En 2018 comme aujourd'hui, l'intention reste la même : développer une sexualité bienveillante, valorisante et amusante à la fois.

Alexandre

Ne pas déranger

… sauf pour les nouvelles du jeu : une lettre par mois, et un mot dès que la prévente ouvre.

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